Pour moi, le dessin est fait de mesures disciplinaires pour résister à l’envie de se réfugier dans les lieux de réconforts, les lieux communs. Si j’y suis, en sortir et appréhender l’encore inconnu et me tordre, m’astreindre à la nécessité de l’autre qui m’est inconnu. Savoir regarder et ne pas interpréter. Lorsque Michel Serre parle du métissage, il parle de contrariété: s’astreindre à une forme qui nous est étrangère et apprendre à nager hors repères. Pas pour devenir autre, mais pour devenir double. On apprend en se déformant, en se contrariant. Différents moyens y mènent mais moi je n’y arrive pas toujours, je n’ai pas de recette.
J’aime ceci:
…comment les gens de toutes les catégories apprennent, les gens simples, ou instruits, savants et tous ceux qui n’ont fait que la petite école. Tous franchissent les mêmes étapes. Certains s’arrêtent en cours de route… Cependant, ceux qui apprennent vraiment, en franchissent quatre: d’inconscients et incompétents, ils deviennent conscients et incompétents, puis par la suite conscients et compétents, et lorsqu’ils savent vraiment, inconscients et compétents..
Il faut bien commencer quelque part.
Ce diaporama nécessite JavaScript.
